La CGT, s'apercevant que le gouvernement restait ferme et que les préfectures
n'ont à ce jour régularisé que 10% des dossiers déposés, a décidé de passer
dans une nouvelle phase du mouvement avec une nouvelle vague d'occupations.
Quelques lieux occupés à Paris : le Barrio latino à Bastille (rue du Fbg St
Antoine), le Bistrot romain des Champs Elysées, le restaurant Pizza Papa rue
Mermoz (8ème). Dans ces deux derniers lieux, c'est assez tendu avec une
attitude agressive du patron, la menace d'envoi de gros bras. N'hésitez pas
à y passer même si ça dépasse le strict cadre de nos comités.
Cette nouvelle phase du mouvement pose encore plus la question de comités de
soutien : car apparemment vu le nombre de sites occupés la CGT risque de
tirer la langue pour occuper toute seule et la porte sera donc peut-être
ouverte ) des soutiens. D'autre part certaines occupations ont été lancées
par Sud, Solidaires, la CNT. Bref n'hésitez pas à passer sur place c'est le
meilleur moyen pour être apporter son soutien et avoir des infos. On discute
de tout ça jeudi de toute façon.
N'hésitez pas à complèter si vous avez des nouvelles plus fraîches !
Sylvain (NPA 9-10)
SANS-PAPIERS : NOUVELLE VAGUE DE GREVES
Depuis le 20 mai, 321 travailleurs sans-papiers sont en grève sur 23 nouveaux sites de Paris et de la région parisienne. Avec la CGT et l’association Droits devant, ils demandent leur régularisation afin de sortir de l’ombre à laquelle sont condamnées toutes les personnes sans-papiers et d’obtenir les mêmes droits que les autres salariés.
La grève déclenchée le 15 avril dernier sur les autres sites de l’Ile de France se poursuit avec la détermination de tous ses acteurs.
Jusqu’à présent, sur plus d’un millier de dossiers déposés dans les différentes préfectures concernées, seulement 70 régularisations ont été réalisées, essentiellement dans le département des Hauts de Seine. Reçues le 19 mai par le cabinet du ministère de l’Immigration, la CGT et l’association Droits devant ont dénoncé vigoureusement la lenteur des régularisations et la méthode adoptée par les préfectures contraire aux engagements du gouvernement pris au lendemain du 15 avril. L’examen des dossiers doit se faire en tenant compte du lieu où est située l’entreprise et non celui où est domicilié le salarié car il s’agit d’une régularisation par le travail. Aux dires du ministère, les consignes n’auraient pas été comprises par les préfectures !
Le gouvernement doit prendre la mesure de l’ampleur de l’action engagée dans des dizaines d’entreprises, action qui, dans les jours qui viennent, va encore s’étendre. Il n’avait pas prévu l’engagement du mouvement syndical aux côtés des travailleurs sans-papiers. Hier encore, il devait miser sur l’essoufflement et le découragement face à la lenteur des régularisations et aux tracasseries administratives. Il en est pour ses frais. Même si elle est difficile, la lutte se poursuit et grandit.
Nous sollicitons tous les militants parisiens pour qu’ils s’investissent autant qu’ils le peuvent dans ce combat historique en apportant aux travailleurs sans-papiers aujourd’hui en grève le soutien dont ils ont besoin. Il ne s’agit pas d’une seule question de solidarité : gagner des droits pour les salariés sans-papiers c’est en gagner pour tous !
Paris, le 20 mai 2008
www.cgtparis.fr
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Télécopie 01 48 87 89 97
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